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Partie 2 sur 5.

II] Que respirons-nous ?

 

A- Les différents polluants liés aux transports

 

 

Dans les années 60-70, les industries et les chauffages étaient les principaux polluants de l’air.

 

De nos jours, ceux-ci sont détrônés par les transports et les automobilistes qui sont responsables de la grande partie des ces émissions.

 

Les polluants émis directement ou indirectement par les véhicules peuvent être séparés en deux catégories ; les polluants primaires et secondaires.

 

1- Les polluants primaires

 

Ils sont émis  directement par les véhicules, parmi ceux-ci, nous allons-vous évoquer les plus fréquents :

 

·        Le dioxyde de carbone CO2 est un polluant de matière organique (pétrole, bois, végétaux).

 

·        Le monoxyde de carbone CO, également issu de la combustion de matière organique. Le CO est particulièrement élevé lorsque le moteur est froid.

 

·        Le dioxyde d’azote NO2 provient de l’oxydation de l’air lors de la combustion du carburant.

 

·        Les hydrocarbures imbrûlés HC sont des fractions du carburant admis dans le moteur sans avoir été brûlés.

 

·        Les particules sont émises lors de combustions de mauvaises qualités (hydrocarbures partiellement brûlés).

     Elles sont à l’origine de la fumée noire que l’on aperçoit à la sortie de pots d’échappement des camions gazole.

 

·        Dioxyde de souffre SO2 est issu de la combustion de carburant soufrés (gazole) émis en même temps que les particules.

 

Après avoir énuméré les différents polluants primaires, nous allons évoquer les polluants secondaires.

 

2- Les polluants secondaires

 

Ils ne sont pas produits directement par les voitures mais résultent d’un phénomène de réaction photochimique.

 

L’ozone est le plus connu d’entre eux.

 

·        L’oxyde d’azote (entre autre) va augmenter la concentration d’ozone (couche inférieure de l’atmosphère). L’association des deux est néfaste pour l’homme.

 

Après avoir énoncé les différents polluants émis par les transports et automobilistes, nous allons vous projeter les différents résultats d’expériences faites sur des voitures plus ou moins récentes et ayant des carburants différents.

 

Puis des tableaux statistiques récapitulatifs des polluants et de leurs pourcentages d’émission dans l’atmosphère vont venir s’y ajouter. Ceux-ci concernent les voitures essence et gazole.  

 

 

3- Composition des gaz d'échappement des véhicules routiers

 

La composition des gaz d'échappement des véhicules routiers est différente selon le type de carburant utilisé.

 

Ainsi, on observe que les deux carburants émettent autant de CO 2 que de O2.

 

En revanche, un moteur à essence rejette beaucoup plus de CO (monoxyde de carbone) ce qui va provoquer une intoxication chez l'homme.

 

Les autres particules sont en quantité infinitésimales, mais l'ensemble de ces composants multiplié par le nombre de véhicules circulants donne une dangerosité de ces émanations  sur l'homme et l'environnement.

 

A noter, que les gazoles émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90% des particules émises.

 

Nous avons réalisé un test, à l’aide d’un filtre à café positionné à la sortie du pot d’échappement lors du démarrage ; nous avons pu observé quel carburant produisait le plus de particules. Ce carburant est le super.

 

4- Evolution des polluants en zone urbaine d'après les données de l' IFEN, l'ADEME et la BDQA

 

IFEN: Institut Français de l'Environnement

 

ADEME: Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie.

 

La BDQA: Base de Données sur la Qualité de l'Air.

 

Suite à l'augmentation du trafic routier, les constructeurs automobiles ont dû améliorer les performances des moteurs tout en considérant que l'émission des polluants devait disparaître. La régression de ces polluants est flagrante sur ce schéma.

 

5- Evolution du parc automobile en France

 

Le parc automobile a beaucoup évolué dans cette dernière vingtaine d’année. Nous pouvons observer que les véhicules légers sont principalement à l’essence tandis que pour les véhicules dits utilitaires (poids lourds, fourgon, …) sont à gazole. Mais ces 5 dernières années, non présentes sur ce graphique, a été noté par une augmentation des achats de véhicules légers à gazole dû à l’augmentation très importante du prix de l’essence.

 

6- Sondage réalisé auprès de 100 personnes

 

2 % ð véhicules au GPL

45 % ð véhicules au Gazole

6 % ð véhicules au Super

36 % ð véhicules au Super Sans Plomb 95

11 % ð véhicules au Super Sans Plomb 98

 

 

B- Les effets sur l’environnement

 

Les effets de la pollution atmosphérique se ressentent sur les écosystèmes mais aussi sur les bâtiments (corrosions, noircissement, encroûtement, altérations diverses, …).

 

Les principales conséquences sur l’environnement :

 

Û Les pluies acides

 

Ce sont des précipitations qui représentent une acidité particulièrement élevée due principalement au dioxyde de souffre, monoxyde de souffre, qui se transforment dans l’atmosphère en acide sulfurique et en acide nitrique.

 

Ces pluies acides provoquent l’acidification des lacs et le dépérissement des forêts.

 

m Le trou dans la couche d’ozone

 

La couche d’ozone est située à environ 30 kilomètres d’altitude, elle filtre et nous protège des rayons solaires ultraviolets.

 

On parle de « trou » dans la couche d’ozone lorsque la valeur de la colonne intégrée en ozone est inférieure à 220 unités Dobson (unité qui exprime la totalité de l’ozone dans une colonne qui part du sol et traverse toute l’atmosphère).

 

Le « trou d’ozone antarctique » a été détectée pour la première fois en 1985. Il est dû aux chlorofluorocarbones et aux oxydes d’azote.

 

A la fin de l’été 2003 (été caniculaire), le trou de la couche d’ozone a atteint une superficie jamais observée avant 2000 pour enfin diminuer rapidement durant le mois d’octobre 2003.

 

ü L’effet de serre

 

Phénomène naturel, l’effet de serre maintient une température de 15° C qui permet la vie sur terre.

 

Mais la pollution, engendrée par les activités humaines, augmente les concentrations de gaz à  effet de serre.

 

Au cours du 20ème siècle, un réchauffement général de la planète de plus de 0,5° C a été observé. Si ce phénomène persiste, le réchauffement de la planète pourrait entraîner la fonte des glaciers et donc une élévation du niveau des mers.

 

P Les bio-indicateurs

 

Pour certains végétaux, la pollution se traduit par des nécroses, une croissance amoindrie, moins de résistance à certains agents infectieux, …

 

Aussi, certains végétaux servent d’indicateurs de pollution comme les plants de tabac, très sensibles à l’ozone.

par Emmanuelle Secret publié dans : Exposé sur la pollution atmosphérique automobile

Partie 3 sur 5.

III. Et la santé dans tout ça !

 

A – INDICATEURS DE SANTE :

 

Plusieurs indicateurs permettent aux épidémiologistes d’analyser les effets sur la santé :

 

Ö Les indicateurs de morbidité :

 

C’est le nombre d’individus atteints par une maladie dans une population donnée pendant une période donnée. 

 

Ils traduisent le recours aux services de soins pour les pathologies respiratoires, ophtalmologiques ou cardio-vasculaires ; ils concernent :

 

Ï les consultations aux urgences pédiatriques,

Ï les visites opérées en médecine de ville à domicile,

Ï la fréquence des hospitalisations,

Ï la déclaration d’arrêt de travail,

Ï l’absentéisme scolaire,

Ï la consommation médicamenteuse, …

 

Ainsi sont répertoriés les affections aiguës des voies respiratoires supérieures telles que :

 

C pharyngites

 

C laryngites

 

C angines…

 

Les maladies pulmonaires obstructives chroniques du type :

{les bronchites,

{ les emphysèmes (dissension des alvéoles avec destruction de leur paroi traduisant une gène respiratoire),

 

{ les bronchectasies (augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches),

 

{ les alvéolites allergiques,

 

{ de l’asthme,

 

{ des dyspnées, …

 

Mais également d’autres gênes respiratoires :

 

F des pathologies cardiovasculaires en général,

 

F ou des maladies hypertensives,

 

F des cardiopathies ischémiques (diminution ou arrêt de la circulation artérielle dans une région plus ou moins étendue d’un organe ou d’un tissu, entraînant un défaut d’apport en oxygène et une altération du métabolisme),

 

F et des douleurs thoraciques mais aussi des maux de tête et des irritations oculaires.

 

Ö Les indicateurs de mortalité :

 

Ils représentent le nombre de décès par pathologies respiratoires et vasculaires, imputables à la pollution atmosphérique.

 

B – LES EFFETS DE LA POLLUTION

1 - Généralités sur les effets de la pollution :

 

La connaissance des effets est complexe du fait de :

La diversité des polluants atmosphériques qui peuvent réagir entre eux. Il peut y avoir ainsi une interaction qui aggrave les effets individuels de chaque polluant. Comme la baisse de la capacité respiratoire due à l’ozone qui est amplifiée par une exposition au dioxyde d’azote, ou le risque de toux dut à une exposition au dioxyde de souffre puis augmente avec les taux de poussières associés.

 

En effet, cela s’observe par des expositions multiples et variées des individus en fonction du temps passé à l’intérieur des locaux, à l’extérieur, du tabagisme actif ou passif et des expositions professionnelles. Ainsi que des différences de sensibilités entre personnes exposées. L’âge des sujets et leur état de santé peuvent modifier le métabolisme et la toxicité des polluants et expliquer la variabilité des réponses individuelles.

2- Conséquences des différents polluants :

 

La pollution est aussi dangereuse pour l’enfant à naître mais aussi pour les futures mamans. Des études ont montré que l’exposition des femmes enceintes au monoxyde de carbone et à l'ozone augmentaient le risque de troubles pulmonaires ou cardiaques chez l’enfant à naître, au même titre que le tabagisme maternel ou des régimes alimentaires déséquilibrés.

 

 Polluants

Effets sur la santé

 

Dioxyde d'azote (NO)

Gaz irritant. Il altère l'activité respiratoire et augmente les crises chez les asthmatiques. Chez les jeunes, il favorise des infections microbiennes des bronches.

 

 

Ozone (O)

Gaz agressif, fortement irritant pour les muqueuses oculaires et respiratoires. Peut entraîner des irritations du nez, des yeux et de la gorge, des altérations de la fonction pulmonaire, des essoufflements et des toux. Il exacerbe les crises d'asthme.

 

 

Dioxyde de souffre (So)

Gaz irritant. Entraîne des crises d'asthme, augmente les symptômes respiratoires aigus chez l'adulte et l'enfant : gênes respiratoires, excès de toux ou crises d'asthme.

 

 

 

Particules en suspension

Chez l'enfant, elles augmentent le risque d'infections respiratoires aiguës et renforcent des sensibilités allergiques ou des pathologies préexistantes.

Les plus grosses vont dans les voies aériennes supérieures.

Les plus dangereuses sont les plus fines.

 

 

Gazole

Favorise la mortalité cardio-vasculaire et respiratoire

Entraîne des manifestations toxiques aiguës ou chroniques au niveau pulmonaire

Crée des incidences d'épisodes asthmatiques.

 

 

 

Monoxyde de carbone (CO)

A fortes doses, il est toxique pour l'appareil cardio-respiratoire, il est souvent mortel.

A faibles doses, il diminue la capacité d'oxygénation du cerveau, du cœur et des muscles.

Sa nocivité est particulièrement importante chez les insuffisants coronaires et les fœtus.

Benzène (6 C6 H6)

Son composé est cancérigène pour l'homme.

Oxyde d'azote (Nox)

Provoque des troubles respiratoires.

 

Plomb (Pb)

Provoque des troubles du système nerveux, et il affecte le foie et les reins.

Ces différents polluants entraînent des pathologies précédemment évoquées, nous allons en développer deux :

 

a L’asthme,

a La bronchiolite.

 

a. L’asthme

 

En France, l’asthme concerne 3 à 3,5 millions de personnes et a doublé en 15 ans pour atteindre 5 à 7% chez l’adulte et 10 à 15% chez les jeunes.

 

L’asthmatique, en crise, a des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air contenu dans ses poumons, un sifflement accompagne cette gêne ce qui témoigne du rétrécissement de ses bronches. L’air est emprisonné dans la poitrine, le thorax est bloqué. Cette sensation s’accompagne d’une toux irritante et quelque fois d’un sentiment d’anxiété.

 

Cependant, les crises d’asthme peuvent être sévères et dangereuses, lorsque le passage de l’air est très réduit. Elles peuvent même conduire à la mort. Toute personne qui souffre d’asthme doit être suivie par un médecin et traitée. L’asthmatique a des difficultés à respirer lorsqu’il est face à des agents allergènes tels que pollens, acariens, poussières, … 110 000 bronchites et 190 000 à 600 000 crises d’asthme, dont 5000 et 6000 hospitalisations pour des affections respiratoires qui seraient ainsi liées à la pollution des voitures dans les six grandes villes françaises.

 

b. La bronchiolite