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Texte Libre

  

 

La ponction pleurale

 

 

  

Définition 

Appelée également thoracocenthèse, c’est un acte médical qui consite à introduire une aiguille ou un cathéter ou un trocat dans la plèvre. Cette ponction permet de prélever et / ou évacuer toutes collections liquides dans la plèvre. 

 

Cette image de trocart provient de ce site.

(Im1) Ceci est un Pleurocathéter monté

(Im2)  Ce zoom présente  : 1-Aiguille ; 2-Cathéter

(Im3) Ce zoom présente : 1-Raccord, 2-Robinet à 3 voies, 3-Pleurocathéter

Les images : Im1, Im2 et Im3 proviennent de ce site.   

Rappel anatomopathologique 

La plèvre est une séreuse composé de 2 feuillets :

Ö feuillet viscéral (coté poumon),

Ö feuillet pariétal (coté cage thoracique). 

Elle permet le glissement pour faciliter les mouvement respiratoires, permet le maintient de l’expansion pulmonaire grâce à une prresion négative. 

Cette image provient de ce site.   

Indication 

La ponction pleurale est indiquée dans tout épanchement liquidien (pleurésie).

 

Cette image provient de ce site

Finalité 

A Pour préciser la nature du liquide ð ponction exploratrice à viser diagnostic,

A Pour vidanger l’épanchement ð ponction évacuatrice à viser thérapeutique,

A Pour instiller des produits médicamenteux ð ponction thérapeutique,

A Pour biopsier.  

Contre-indication 

Il y en a aucune hormis lorsque le patient s’oppose.  

Préparation du patient 

Peut être fait en externe,

S’assurer qu’il y a eu une radiographie du thorax prescrit très récemment, que le patient est venue avec celle-ci,

S’assurer, si le patient est sous anticoagulant, le signal et s’assurer de son hémostase sur  préscription surtout sur les biopsies,

Acceuillir le patient et expliquer l’acte, c’est un acte courant, son déroullement , sa durée est variable selon la viser, sa position à prendre (assis sur une chaise à califourchon), le rassurer lorsqu’il y a l’évacuation cela le soulagera, l’informer de ce qu’il fera au moment de la ponction (apnée à la ponction),

Vérifier les constantes de base (fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, tension artérielle),

Préparer la prémédication s’il y en a une de prescrit,

Préparer de la tropine sur prescription (pour éviter le risque de malaise vagal),

Préparer si besoin l’anesthésie locale (plus souvent pour les biopsies).  

Préparation du matériel 

2 plateaux :

4  1 pour le soin,

4  1 pour l’anesthésie locale, 

2 haricots :

4  papier,

4  verre, 

1 midinet 

Nécessaire à la désinfection de la peau : compresses stériles, bétadine dermique ou autre, 

Nécessaire à l’anesthésie locale : seringues, aiguilles pour prélever et piquer (habitudes différentes selon les opérateurs) et l’anesthésique, 

Nécessaire à ponction : masque de protection, gants stériles, casaques, plusieurs aiguilles de prélevement, parfois un champs troué, seringues, un robinet à 3 voies, 

Nécessaire à l’exploration : aiguilles, seringues et flacons pour :

Ä étude bactériologique,

Ä étude chimique,

Ä étude anatomopathologique,

Nécessaire à l’évacuation : aiguille de gros calibre, robinet à 3 voies, une tubulure ±, 1 seringue de 2 ml (pour amorcer l’aspiration si besoin), du sparadrap, crachoir, un bocal. 

Nécessaire à pansement : compresses stériles, sparadrap, matériel à suture si biopsie ou stéristrip, et éventuellement des médicaments calmant la toux : antitussif.  

Déroulement

Le patient est torse nu,

Il est installé confortablement,

Le docteur va repérer par percussion la matité,

Il va nettoyer la peau,

Il va faire l’anesthésie locale si besoin,

Il va préparer son matériel,

Il va piquer la paroi thoracique postérieure (rarement antérieure),

Le liquide est recueilli avec sa seringue puis transvaser dans les différents tubes pour les analyses,

Si la ponction est évacuatrice, maintenir l’aiguille avec le crachoir et adapter la tubulure avec un robinet dessus,

Adapter le réceptacle en fonction du liquide obtenu,

Quand l’épanchement est tari, le docteur va retirer l’aiguillle et l’IDE va réaliser le pansement,

Une évacuation de 2 litres au maximum par ponction.    

Surveillance IDE   

Pendant la ponction, l’IDE va surveiller le patient, son corfort, son installation, ses constantes, lui parler.

Si c’est une ponction évacuatrice, surveiller la tubulure, le point de ponction, l’aspect du liquide : aspect clair, couleur plasmatique ð transudat, couleur jaune citrin ð pleurésie tuberculeuse, hémorragique, sanglante ð cancer de la plèvre, aspect de pus ð pleurésie purulente, liquide laiteux ð pleurésie chyleuse ; surveillance du débit (gouttes à gouttes continu ou discontinu).

Surveillance de l’état général, du faciés, des fréquence respiratoire, s’il y a apparition de dyspnée, de douleurs, de sueurs, de cyanose, d’agitation, de tous pouvant signaler la fin de l’évacation du liquide.   

Après la ponction, l’IDE va installer le malade sur le dos,le haut du corps relever en position demi assise, un repos au lit peit être prescrit par le médecin (variable).

Surveiller la personne, l’apparition de syanose, de tachycardie, de dyspnée, de paleur, … le point de ponction.   

Sur prescription médicale, réalisation d’une radiographie plumonaire. Envoyer le tube au laboratoire avec un ban d’analyse.   

Réaliser les transmissions.   

Risques et complications de la ponction pleurale 

Ponction manquée,

Risque de pneumothorax (faible gravité),

Risque d’infection si asepsie non rigoureuse,

Risque de malaise vagal (arrêter de la ponction, lever les jambes, injecter de l’atropine sur prescription),

Risque de choc hypovolémique (relié à une vidange trop rapide, entrainant un désiquilibre) è très rare,  

Perte de protéïnes et d’électrolite,   

Hématome au point de ponction si la compression a été insuffisante et si le patient est sous anticoagulant.   

Résultat de la ponction pleurale 

La nature du liquide va donner une orientation étiologique et diagnostic (transsudat et exudat).  

Exudat c’est un taux de protéïnes supérieur ou égale à 30 g / litre.  

Transsudat c’est un taux de protéïnes inférieur à 30 g / litre.    

Conclusion  

La ponction pleurale est un acte médical.

L’IDE va collaborer avec le médecin et surveiller le patient avant, pendant et après la ponction.


Ce cours est le fruit de ma prise de note.

Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.

Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.

© Poupyk © 

par Poupyk publié dans : Pneumologie
 
Syndrome
d’apnées du sommeil
 
 
 
 
Définitions
 
AApnée : c’est l’arrêt de la respiration supérieur à 10 secondes.
 
AApnée obstructive : c’est un arrêt de la respiration par obstruction pharyngée liée à une hypotonie des muscles pharyngés avec persistance de mouvements respiratoires.
 
AApnée centrale : c’est l’arrêt de la commande respiratoire avec arrêt des mouvements et du flux respiratoire.
 
AHypopnée : c’est une baisse de ventilation d’environ 50 %.
 
ASyndrome d’Apnées du sommeil : c’est à partir de 10 apnées + hypopnée par heure de sommeil.
 
ASyndrome d’Apnées du sommeil sévère : c’est lorsque l’index apnées-hypopnées est supérieur à 30 %.
 
Epidémiologie
 
9 Syndrome d’Apnées du sommeil touche :
 
4 3 à 5 % de la population masculine,
4 1 à 2 % de la population féminine.
 
9 Facteur de risque : hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde, accidents de voiture, gène sociale.
 
Dépistage
 
P Polygraphie respiratoire : enregistrement nocturne de la SaO2, mouvements respiratoires, flux respiratoires, ronflements.
 
P Polysomnographie : polygraphie respiratoire + éléctroencéphalogramme + électromyogramme + électro-occulogramme.
 


Physiopathologie
 
Ronflements : c’est la vibration de la paroi postérieure du pharynx qui rétrécie.
 
Apnée obstructive :
 
fermeture pharyngée durant l’inspiration au cours du sommeil (avorisé par l’alcool, les sédatifs, …),
 
les mouvements respiratoires persistent alors il y a lutte de désaturation en O2, bradycardie puis microréveil, reprise inspiratoire bruyante avec tachycardie.
 
Signes cliniques
 
Souvent un homme de plus de 45 ans, généralement obèse,
 
Ronflement fort avec des apnées parfois prolongées,
 
Sommeil agité, réveil brutal en apnée,
 
Asthénies matinales, somnolence diurne (devant la télévision, au volant, à la lecture d’un journal, …), céphalées matinales, troubles de la concentration, impuissance, pollakiurie nocturne.
 
Anomalie anatomique : baisse du voile du palais, grosse luette, menton en arrière, hypertrophie de la langue, des amygdales, déviation de la cloison nasale.
 
Bilan
 
Ö SaO2 noctune : désaturation en «peigne»,
Ö Polysomnographie :
Ø apnée, SaO2 moyenne, minimale, désaturation ronflement, stade de sommeil IV + sommeil paradoxal, microréveils,
Ø sommeil superficiel, stade I et II, peu de sommeil profond III et IV et peu de sommeil paradoxal.
Ö Polygraphie,
Ö Céphalométrie
Ö Epreuves fonctionnelles respiratoires + gaz du sang : recherche de broncho-pneumopathie chronique obstructive associée, d’hypercapnie.


Traitement
 
Ä Médical : régime amaigrissant, pas d’alcool le soir, pas de somnifère, diner léger.
 
Ä Mécanique :
 
Pression postive continue nocturne, à vie, permet de maintenir les voies aériennes ouvertes.
Pression efficace de 6 à 14 cm avec H2O,
Pression fixe ou variable, humidificateur.
Education à l’appareillage (respiratoire nasale, éviter les fuites, bien régler le masque, proctection de l’arête nasale),
Effet spectaculaire avec disparition de la somnolence,
Effets secondaires ou indésirables : bruit, rhinites, conjonctivites, …
 
Ä Chirurgical :
 
uvulo-palato-pharyngoplastie,
amygdalectomie,
végétation,
avancement de la mandibule.
 
Ä Prothèse buccale,
 
Ä Parfois adjonction O2 sur le masque.

Ce cours est le fruit de ma prise de note.

Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.

Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.

© Poupyk ©

par Poupyk publié dans : Pneumologie
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