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Maltraitance de la personne âgée
« Tout acte ou omission, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté … ou compromet gravement le développement de sa personnalité et / ou nuit à sa sécurité financière. » Conseil de l’Europe, novembre 1987.
Toute action ou absence d’action qui sont également une atteinte à la Vie et aux Droits de la personne.
La maltraitance est tout autant active que passive et fait apparaître la notion de négligence.
La négligence est définie comme un défaut, une erreur de soin, d’application, un manque d’attention, …
C’est exercer envers quelqu’un : de façon active ou par omission des violences qui portent atteinte à sa personne, à son intégrité corporelleet / ou psychologique, sa sécurité financière ou sa liberté.
(Allô Maltraitance) Depuis 1995, il a été créer ALMA, c’est un réseau de détection et d’action sur la maltraitance des personnes âgées.
C’est une association de bénévoles retraités et professionnels des secteurs : social, médical, juridique dont le rôle est de : prévenir, écouter et comprendre, conseiller et orienter.
Violence de maltraitance :
# Violences physiques : gifles, claques, coups, viols, …
# Violences psychologiques : langage grossier, cruauté mental, menaces, …
# Violences médicamenteuses : excès de neuroleptiques, privation de médicaments, …
# Violences civiques : violation des droits du citoyen, …
# Violences active : placement autoritaire, enfermement, ligotage, …
# Violences passive : oubli, abandon, …
è Classification internationale des violence contre les personnes âgées.
# Manque de personnel,
# Épuisement,
# Agressivité, violence de la personne âgée,
# Règlement abusifs ou inexistants,
# Alcool, drogue,
# Absence de discussion en équipe des problèmes rencontrées.
L’ANAES édite un guide d’évaluation des pratique en octobre 2000 qui veut « à la fois améliorer la sécurité de la personne âgée sans cette pratique et en réduire au maximum le recours ». La contention est réalisé sur prescription médicale. Elle est motivée dans le dossier du patient.
La prescription est faite après l’appréciation du rapport bénéfice / risque pour le sujet âgé par l’équipe pluridisciplinaire.
Une surveillance est programmée est retranscrite dans le dossier du patient.
La personne âgée et les proches de la personne âgée sont informés des raisons et buts de la contention.
Principalement une femme (77 %), veuve, 75 ans ou plus, isolée, dépendante, « possédante » de biens.
# Membre de la famille,
# Personne directement responsables des soins envers la personne,
# Professionnels de soins, du soutien à domicile,
# Personne avec antécédents de violences familiales,
# Consommateurs d’alcool, de drogue,
# Personne cohabitant de façon quotidienne, permanente.
Les craintes :
# Subir des représailles,
# Être abandonnées,
# Être placées dans un établissement ou d’y perdre leur place,
# Causer un scandale,
# Être à l’origine d’un conflit dans la famille,
# Perdre des relations.
Les perceptions :
# Ne se rendent pas compte de la gravité de leur situation,
# Excusent ou justifient les comportements abusifs,
# Ignorent les possibilités d’aides et de recours,
# Se sentent coupables de leur état de dépendance,
# Se sentent impuissantes,
# Croient « n’avoir que ce qu’elles méritent. »
L’attitudes de l’entourage
# Nie le problème,
# Minimise l’incident à l’origine de la plainte,
# Craint les conflits et les représailles,
# Subit une pression à la conformité,
# Culpabilise d’existence de ressource de support,
# Se croît obligé à la confidentialité.
Nouveau Code Pénal (1995) : Article 226-13 et Article 226-14.
Article R4312-2 et Article R4312-25.
Article XIII ð Toute personne en situation de dépendance devrait avoir protéger non seulement ses biens mais aussi sa personne.
Aller au devant des besoins du patient ð récompense.
Faire comme si on ne comprenait pas ce que veut le patient ð punition.
Le soignant qui s’assied récompense.
Le soignant qui reste debout punit.
è C’est ça aussi la violence !
Toujours s’interroger sur ses pratiques de soins : ces habitudes, la routine peuvent à terme, nier la personne âgée et la transformer en objet de soin.
Pour pallier le risque de maltraitance mise en place de :
# projet de soins,
# formation professionnelle,
# réflexion en équipe.
Ces objectifs sont :
# Donner à l’équipes les moyens de réfléchir sur les actions de soins en cours,
# De mettre en place de nouvelles actions, adaptées à la demande de la personne âgée.
Parole de l’IDE :
# instauration de groupe de paroles,
# chaque soignant doit pouvoir s’exprimer librement.
Formation professionnelle :
# Le soignant s’informe et se forme à de nouvelles pratiques de soins,
# Il prend de la distance vis à vis de ses pratiques professionnelles,
# La formation constitue une pause bienfaisante.
La maltraitance est un problème de santé publique.
Nous sommes tous concernés, nous sommes tous des maltaitants potentiels ! ! !
Disons
à la maltraitance
Lien web :
Ce cours est le fruit de ma prise de note. Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours. Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article. © Poupyk ©
üMême malade, handicapée, vulnérable, dépendante ou démente, la personne âgée conserve ses droits et l’IDE garde des devoirs envers elle.
üLa charte a été créer en 1987 et modifiée en 1996.
üLa personne âgée à l’hôpital ou en institution est à même de s’y référer pour connaître et réclamer ses droits.
1. Choix de vie
Toute personne âgée dépendante garde la liberté de choisir son mode de vie.
2. Domicile et environnement
Le lieu de vie de la personne âgée dépendante, domicile personnel ou établissement, doit être choisi par elle et adapté à ses besoins.
3. Une vie sociale malgré les handicaps
Toute personne âgée dépendante doit conserver la liberté de communiquer, de se déplacer et de participer à la vie de la société.
4. Présence et rôle des proches
Le maintien des relations familiales et des réseaux amicaux est indispensable aux personnes âgées dépendantes.
5. Patrimoine et revenus
Toute personne âgée dépendante doit pouvoir garder la maîtrise de son patrimoine et de ses revenus disponibles.
6. Valorisation de l’activité
Toute personne âgée dépendante doit être encouragée à conserver des activités.
7. Liberté de conscience et pratique religieuse
Toute personne âgée dépendante doit pouvoir participer aux activités religieuses ou philosophiques de son choix.
8. Préserver l’autonomie et prévenir
La prévention de la dépendance est une nécessité pour l’individu qui vieillit.
9. Droit aux soins
Toute personne âgée dépendante doit avoir, comme tout autre, accès aux soins qui lui sont utiles.
10. Qualification des intervenants
Les soins que requiert une personne âgée dépendante doivent être dispensés par des intervenants formés, en nombre suffisant.
11. Respect de la fin de vie
Soins et assistance doivent être procurés à la personne âgée en fin de vie et à sa famille.
12. La recherche : une priorité et un devoir
La recherche multidisciplinaire sur le vieillissement et la dépendance est une priorité.
13. Exercice des droits et protection juridique de la personne
Toute personne en situation de dépendance doit voir protéger non seulement ses biens mais aussi sa personne.
14. L’information, meilleur moyen de lutte contre l’exclusion
L’ensemble de la population doit être informé des difficultés qu’éprouvent les personnes âgées dépendantes.
Le premier article évoque la notion de risque.
Cette prise de risque est le signe d’une dynamique de vie.
A qui appartient la prise de risque, et de quel risque s’agit-il ?
Celui du soignant ou celui de la personne âgée ?
La personne âgée a droit au vouvoiment, à un ton de voix non infantilisant, d’être habillée avec ses vêtements personnels tous les jours, de refuser un bain, de rester couchée plus longtemps, de faire la sieste, de rester seule dans sa chambre si elle le désire.
L’opposition est un acte adressé à autrui. C’est parfois une manière d’exprimer un refus de vieillir, d’être dans une institution ou d’accepter la dépendance. Le refus est un rapport de force entre deux individus.
Refus de s’alimenter,
Refus de prendre des médicaments,
Refus de se laver,
Refus de sortir de sa chambre,
Refus de se plier aux règles de vie institutionnelles et collerctives.
☼ Le soignant,
☼ Le moment du soin,
☼ La présentation du soin,
☼ La conception du soin,
☼ La démarche est reproduite jusqu’à la compréhension complète du message, caché derrière le refus.
Ö Acceptation,
Ö Soumission,
Ö Refus.
Ø Epreuve de force,
Ø Abandon de l’acte en cours,
Ø Entreprendre autre chose ou faire autrement
Il existe 3 types de protection :
« sauvegarde de justice,
« curatelle,
« tutelle.
Les mesures de protections relèvent de la loi du 3 janvier 1968 réformant le droit des incapables majeurs.
C’est immédiat, il y a peu de répercusion sur la vie de la personne, elle protège la personne en dénonçant les actes qu’elle aurait pu signer et qui lui seraient défavorable, permet d’otnir leur aménagement ou leur annulation.
Elle peut être prise à l’initiative du médecin traitant, par le juge des tutelles. Elle peut être prolongée sur demande par période de 6 mois. Elle prend fin à l’expiration d’un délais de 2 mois pour la déclaration initiale.
La personne agit en son nom mais avec l’assistance de son curateur. C’est un régime de conseil qui consiste à apporter une assistance à la personne à protèger.
La mise sous curatelle intervient après une mesure de sauvegarde de justice, d’emblée à la suite d’une demande de Juge des tutelles par l’interressé lui même, par son conjoint, par ses descendants, ses frères / sœurs, par la famille éloignée, par des amis, des assistants sociaux, par le médecin traitant.
Le majeur sous tutelle est assimilé à un mineur. Il se trouve déchargé de la gestion de ses biens, Les actes passés par un majeur sous tutelle sont nuls. Il n’a plus aucun droit civique.
Le tuteur peut être :
F un membre de la famille
F un conseil de famille de 4 à 6 membres :
Ä fixe les conditions d’entretien du majeur protégé,
Ä désigne un tuteur et un subrogé tuteur.
F un tuteur extérieur (en l’absence de famille), nommée par le juge et choisi sur une liste disponible auprès du Procureur de la République,
F l’Etat quand personne accepte d’être le tuteur.
La charge de la tutelle :
@ Le tuteur agit en lieu et place du majeur,
@ Le tuteur est juridiquement responsable de sa gestion,
@ Toute personne investie d’une mission tutélaire ne pourra en demander décharge avant une période de 5 ans.
La loi du 4 mars 2002 relative aux Droits des malaes et à la qualité du système de santé instaure la possibilité d’une « personne de confiance » pour les décisions concernant les soins en parallèle d’un « tuteur aux biens ».
Ce cours est le fruit de ma prise de note.
Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.
Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.
© Poupyk ©
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