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Texte Libre

Soins IDE

auprès de la personne

atteinte d’insuffisance coronarienne

 

 

Epidémiologie 

 

    1 sur 10 meurent du syndrome coronarien aigu,

    Cela touche plus de 100 000 personnes par an,

    Provoque 70 000 hospitalisation et environ 50 000 décès par an.

 

Les facteurs de risques non modifiables 

 

     9 l’âge avancé,

     9 le sexe,

     9 les antécédents personnels et familiaux.

 

Les facteurs de risques modifiables 

 

     4 hypertension artérielle,

     4 hypercholestérolémie,

     4 tabagisme,

     4 diabète.

 

Syndrome coronarien aigu 

 

    Est une nécrose ischémique du muscle cardiaque, consécutive à l’occlusion d’une artère coronaire soit par une sténose très serré, soit souvent par un caillot complétant la sténose.

 

Annonce de l’arrivée d’un patient en USIC pour un syndrome coronarien aigu 

 

    Préparation de la chambre :

    P allumer le scope,

    P installer une SAP (Seringue Auto-Pousseuse) sur laquelle un place des seringues pré-remplies pour obtenir un débit précis et constant en ml par heure,

    P nécessaire à O2,

    P nécessaire à aspiration,

    P défibrillateur branché,

    P feuille de surveillance,

    P appareil à ECG (ElectroCardioGramme),

    P préparation d’un nécessaire à perfusion avec un sérum physiologique,

    P préparation d’une nécessaire un prélèvement sanguin.

    P bassin, pistolet, bocal à diurèse, verre et bouteille d’eau. 

    Prévenir le cardiologue ou l’interne de l’arrivée du patient si ce n’est pas déjà fait. 

    Placer le chariot de réanimation devant la porte de la chambre du patient sans gêner l’arriver du patient, 

    Avoir à disposition les protocoles de service.

 

Arriver du patient 

 

    Soit il arrive par le service d’urgence, soit par le SAMU (Service d’Aide Médicale d’Urgence) si le patient vient avec le SAMU, il faut demander se qu’il a été administrer.

    ë Patient scopé avant son passage dans le lit : nous devons toujours avoir sous les yeux le tracé du rythme cardiaque du patient car à tout moment il risque un trouble du rythme.

    ë Transférer dans le lit, en lui expliquant, de ne faire aucun effort, pour ne pas favoriser la souffrance myocardique et éviter le risque de migration (risque d’Accident Vasculaire Cérébral).

    ë Remettre l’O2 : lunette ou masque à haute concentration (attention l’oxygénothérapie peut angoisser le patient, penser à le rassurer) mais surtout pas de sonde (risque hémorragique)

    ë Prise de constantes : TA, pouls, température (surtout pas en rectal car cela pourrait fragiliser d’éventuelle hémorroïdes donc risque hémorragique par rapport au traitement anticoagulant) et la saturation en O2.

    ë Réaliser un ECG complet (V7, V8, V9, V3R, V4R),

    ë Prélever un bilan sanguin si pas déjà fait :

      ó Ionogramme : importance de la kaliémie car hypokaliémie entraîne des risques de trouble du rythme et une hyperkaliémie entraîne un risque d’arrêt cardiaque, repérer l’urée et la créatinine afin de savoir si le patient présente une insuffisance rénale, car si c’est le cas certains médicaments lui serait alors contre-indiqué.

      ó NFS : surveillance d’une éventuelle anémie qui pourrait remettre en question la fibrinolyse.

      ó Enzymes cardiaques, myoglobine, troponine : plus leur taux augmentent plus cela démontre une souffrance du cœur.

      ó Groupe sanguin avec 2 déterminations et RAI : au cas ou nous aurions besoins de transfuser le patient pour répondre à une éventuelle hémorragie due à a fibrinolyse.

      ó Bilan de coagulation : permet d’ajuster la dose de la SAP d’héparine mais aussi la surveillance du TP (si TP spontané alors risque d’hémorragie)

    ë Prendre les renseignements du DSI (Dossier de Soins Informatisé) soit auprès de la famille (si présente), soit auprès du patient, en ne s’intéressant qu’aux grandes lignes pour ne pas le fatiguer : allergie et numéro de téléphone de la personne à prévenir en cas de problème.

    ë Demander si le patient a été opérer récemment et s’il a un ulcère gastrique.

    ë Etre à l’écoute du patient : lui demander ce qu’il sait, ensuite lui expliquer ce qu’on lui fait pour ne pas accroître son angoisse.

    ë Poser une deuxième Voie d’Abord Veineuse (VAV) :

      ó 1 avec rampe et un robinet qui servira pour le traitement,

      ó 1 autre avec du sérum physiologique et robinet proche du cathéter, qui servira pour la fibrinolyse.

    ë Vérifier le bon fonctionnement des 2 VAV : c'est à dire la perméabilité et la bonne position du cathelon. De plus on pique toujours le plus bas possible var si la veine claque on peut remonter et on évite absolument de piquer au pli du coude car cela est gênant pour le patient mais surtout s’il pli son bras le traitement par voie IV ne passe plus.

    ë Faire pratiquer une radiographie du thorax qui permet d’apprécier la taille du cœur.

    ë Tout mettre à disposition du patient, surtout la sonnette en lui expliquant son fonctionnement, qu’il n’hésite pas à prévenir si le besoin se fait sentir, qu’il doit aussi éviter tout effort et signaler toutes douleurs thoraciques et ce afin de réaliser un nouvel ECG.

 

Traitement de la phase aiguë 

 

    Sur prescription médicale ou par des protocoles datés et signés.

    ô Préciser au patient qu’il est au repos strict au lit et qu’il ne doit faire aucun effort brusque (Dans une chambre en USIC, il n’y a pas de téléphone, pas de télévision et les visites sont limitées).

    ô Mise en place du traitement.

 Surveillance de l’évolution de la phase aiguë 

 ó ECG et Scope : tous troubles du rythme paressant anormal doit nécessité son signalement auprès du cardiologue ou de l’interne.

    Si le patient est inconscient et présente une tachycardie importante, il faut pratiquer un choc électrique externe en urgence.

 ó Surveillance des constantes : TA, pouls, conscience, diurèse, température corporelle.

 ó Toutes douleurs thoraciques nécessite l’appel de l’interne de garde ou du cardiologue, ainsi qu’un ECG immédiatement et la prise de la TA.

 ó Noter les transmission dans le DSI.

 ó Réaliser des prélèvements sanguins en fonction de la prescription ou les protocoles mis en place.

 ó Surveiller les risques d’hémorragies.

 ó Discuter avec le patient de ce qui vient de lui arriver.

 ó Surveiller son risque infectieux liés aux cathelons.

 ó Réaliser des soins de conforts.

 ó Faire prescrire le produit de fibrinolyse sur une ordonnance nominative pour le stock.

 ó Attendre toujours une prescription médicale :

  ô pour le premier lever,

  ô pour le transfert vers le service de médecine cardiologique,

  ô pour le traitement : relais per os des IV.

 Prévention et éducation du patient (rôle propre de l’IDE) 

 ó Signaler et expliquer au patient les examens complémentaires qu’il peut avoir à pratiquer en fonction de la prescription :

  ô Epreuve d’effort,

  ô Coronarographie (remise de la feuille d’information écrite et présenter la K7 vidéo)

 ó Présenter les AVK (Anti-Vitamine K) , ce sont des anticoagulants oraux.

 ó Présenter l’hygiène de vie à adopter :

  ô Arrêt du tabac (proposer une consultation tabacologique),

  ô Régime alimentaire (proposer une consultation auprès de la diététicienne),

  ô Favoriser l’activité physique (proposer de visualiser la K7 vidéo portant sur ce sujet),

  ô Se faire suivre régulièrement par un cardiologue,

  ô Expliquer l’importance de la prise quotidienne du traitement.


Ce cours est le fruit de ma prise de note.

Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.

Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.

© Poupyk ©

par Poupyk publié dans : Cardiologie
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