Soins IDE
aux insuffisants respiratoires (BPCO)
La broncho-pneumopathie chronique obstructive en quelques chiffres
2 millions de malades,
Décès de 18 à 20 000 sujet par an.
10 millions de journée de travail perdues par an.
Rappel sur la pathologie
BPCO : est une maladie bronchique, lentement progressive, irréverssible, invalidente et mortelle.
Le tabagisme est la principale étiologie.
C’est la 3ème cause de mortalité dans les pays occidentaux.
Le seul traitement efficace est le sevrage tabagique.
Les médicaments et l’oxygénothérapie sont des moyens palliatifs mais en aucun cas curatifs.
La BPCO présentes 3 stades :
V Bronchite chronique simple,
V Bronchite chronique obstructive,
V Insuffisance respiratoire chronique.
Signes cliniques et traitement
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Pathologie
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Signes cliniques
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Traitements
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Bronchite chronique
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Toux
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Sevrage tabagique,
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Expectorations
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Prévention des décompensations et de surinfections
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BPCO
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Toux
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Sevrage tabagique,
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Expectorations
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Plus ou moins de corticoïdes inhalés
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Dyspnée
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Plus ou moins de bronchodilatateurs
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Prévention des décompensations et de surinfections
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IRC
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Toux
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Signes d'hypoxémie : Cyanose
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Signes d'insuffisance cardiaque droite
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Sevrage tabagique,
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Expectorations
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Oxygénothérapie
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Ventilation non-invasive
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Chirurgie (rare)
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Dyspnée
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Réhabilitation à l'effort
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Prévention des décompensations et de surinfections
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Buts de la prise en charge des patients
➥ Prévenir la progression de la maladie,
➥ Limiter les symptomes,
➥ Améliorer ses performances de sa,té,
➥ Améliorer l’état général de la santé,
➥ Prévenir et traiter les exacerbations.
La prise en charge IDE
➠ La surveillance,
➠ La dimension éducative,
➠ La dimension relationnelle.
La surveillance du patient insuffisance respiratoire
Repérer une décompensation et réagir en cas de décompensation.
Rappel
La décompensation peut être due à :
➘ Une infection,
➘ Un traitement inadapté (somnifère, mucolytique, antitussif,O2 à trop fort débit,…),
➘ Un traumatisme (fracture de côtes, …),
➘ Un problème respiratoire (embolie pulmonaire, pneumothorax,…),
Comment repérer la décompensation ?
Par une observation quotidienne du patient hospitalisé, qui permet de connaître son « état de base » (dyspnée, fréquence respiratoire, fréquence cardiaque, œdème des membres inférieurs, cynose, …).
En évaluant la situation : une bonne connaissance des signes de décompensation permettra d’écarter une dyspnée d’angoisse fréquente chez les insuffisants respiratoire (relié à l’anxiété).
Conduite à tenir
ë Rester calme (mais pas inactif), afin de calmer le patient,
ë Installer le patient en position demi-assise afin de facilité l’expectoration,
ë Vérifier que les tuyaux d’aérosolthérapie ne soient puis coudés,
ë Si le patient est trachétomisé, vérifier que la canule soit bien en place et perméable.
ë Vérifer le débit d’O2,
ë Rechercher les signes :
P d’hypoxie (cyanose des lèvres et / ou des extrémités),
P d’hypercapnie (sueur, agitation,…).
ë Surveiller les paramètres vitaux tous les ¼ d’heure (fréquence respiratoire, pouls, tension artérielle, …),
ë Apprécier le tirage (respiration paradoxale),
ë Apprécier l’état neurologique (état de conscience),
ë Si agitation, somnolence, voire même coma, il est nécessaire d’une prise en charge urgente.
ë Poser l’oxymètre afn de mesurer la SaO2,
ë Mettre le chariot d’urgence à proximité,
ë Chez les patients épuisés :
P Aspirer les mucosités des voies aériennes et montrer l’aspect au médecin,
P Stimuler le patient pour éviter qu’il s’endorme.
S’il s’agit une décompensation
♪ Alerter le médecin ou l’interne de garde,
♪ Ne pas augmenter l’O2,
♪ Préparer à proximité :
♫ diurétique + bronchodilatateurs + corticoïdes,
♫ matériel de ventilation,
♪ Prélever les gaz du sang sur prescription médicale,
♪ Poser une voie périphérique ou centrale sur prescription ou selon protocole.
S’il s’agit d’une crise d’angoisse
✎ Rassurer le patient (resté auprès de lui),
✎ Mettre l’humidificateur,
✎ Aider à expectorer,
✎ Aider à réaliser des mouvements respiratoires amples et réguliers.
(L’angoisse favorise les mouvements respiratoires inverses
c’est à dire minime et irrégulier)
L’éducation et l’information du patient
Il est impératif d’informer et éduquer le patient sur :
✑ Le tabac,
✑ Le traitement,
✑ L’oxygénothérapie,
✑ L’exercice physique,
✑ L’hygiène de vie et la diététique,
✑ La prise en charge.
Le tabac
Il est la cause principale de la broncho-pneumopathie chronique obstructive.
L’IDE a donc un rôle important à jouer dans la prévention, à tous les stades de la pathologie :
- en informant le patient, sur les risques liés au tabagisme,
- en orientant le patient vers un spécialiste du sevrage tabagique.
Le traitement
Il est important :
♧ éduquer le patient concernant la prise de médicaments inhalés,
♧ informer le patient sur les effets secondaires du traitement (des corticoïdes, les diurétiques),
♧ rappeler au patient qu’il est impératif d’éviter les antitussifs, les fluidifiants bronchiques, les tranquilisants et les somnifères.
L’oxygénothérapie
Le patient peut recevoir une oxygénothérapie à domicile, sur prescription médicale. Dans ce cas, l’éducation concernera :
♤ la façon de répartir l’O2 sur 24 heures,
♤ l’apprentissage de la manipulation du matériel à l’hôpital puis à domicile,
♤ l’information sur les complications de l’oxygénothérapie.
Prise en charge possible de l’oxygénothérapie à domicile, ainsi que de la ventilation artificielle par des associations.
L’exercice physique
Il est à encourager de maintenir une activité physique comme la marche, qui permet de limiter l’évolution de la dyspnée.
En collaboration avec le kinésithérapeute, envourager à pratiquer des exercices ventilatoires qui favorisent l’évacuation des sécrétions bronchiques.
L’hygiène de vie et la diététique
Pas de régime alimentaire sévère mais éviter les habitudes alimentaires qui peuvent occasionner :
ë une surconsommation d’O2,
ë une diminution de la capacité respiratoire,
ë une prise de poids.
Le surpoids "coûte" de l’O2 et gêne la respiration, il est donc conseiller :
ë de faire plusieurs repas par jour, plus facile à assimiler, demandant moins d’effort pour la digestion, donc économiser de l’O2,
ë d’éviter les aliments ou boissons susceptibles d’entrainer des balonnements (eau gazeux, …)
ë d’éviter les aliments gras, qui sont plus long à assimiler,
ë de boire surtout entre les repas, pour ne pas trop remplir l’estomac,

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