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Texte Libre

Partie 3 sur 5.

III. Et la santé dans tout ça !

 

A – INDICATEURS DE SANTE :

 

Plusieurs indicateurs permettent aux épidémiologistes d’analyser les effets sur la santé :

 

Ö Les indicateurs de morbidité :

 

C’est le nombre d’individus atteints par une maladie dans une population donnée pendant une période donnée. 

 

Ils traduisent le recours aux services de soins pour les pathologies respiratoires, ophtalmologiques ou cardio-vasculaires ; ils concernent :

 

Ï les consultations aux urgences pédiatriques,

Ï les visites opérées en médecine de ville à domicile,

Ï la fréquence des hospitalisations,

Ï la déclaration d’arrêt de travail,

Ï l’absentéisme scolaire,

Ï la consommation médicamenteuse, …

 

Ainsi sont répertoriés les affections aiguës des voies respiratoires supérieures telles que :

 

C pharyngites

 

C laryngites

 

C angines…

 

Les maladies pulmonaires obstructives chroniques du type :

{les bronchites,

{ les emphysèmes (dissension des alvéoles avec destruction de leur paroi traduisant une gène respiratoire),

 

{ les bronchectasies (augmentation permanente et irréversible du calibre des bronches),

 

{ les alvéolites allergiques,

 

{ de l’asthme,

 

{ des dyspnées, …

 

Mais également d’autres gênes respiratoires :

 

F des pathologies cardiovasculaires en général,

 

F ou des maladies hypertensives,

 

F des cardiopathies ischémiques (diminution ou arrêt de la circulation artérielle dans une région plus ou moins étendue d’un organe ou d’un tissu, entraînant un défaut d’apport en oxygène et une altération du métabolisme),

 

F et des douleurs thoraciques mais aussi des maux de tête et des irritations oculaires.

 

Ö Les indicateurs de mortalité :

 

Ils représentent le nombre de décès par pathologies respiratoires et vasculaires, imputables à la pollution atmosphérique.

 

B – LES EFFETS DE LA POLLUTION

1 - Généralités sur les effets de la pollution :

 

La connaissance des effets est complexe du fait de :

La diversité des polluants atmosphériques qui peuvent réagir entre eux. Il peut y avoir ainsi une interaction qui aggrave les effets individuels de chaque polluant. Comme la baisse de la capacité respiratoire due à l’ozone qui est amplifiée par une exposition au dioxyde d’azote, ou le risque de toux dut à une exposition au dioxyde de souffre puis augmente avec les taux de poussières associés.

 

En effet, cela s’observe par des expositions multiples et variées des individus en fonction du temps passé à l’intérieur des locaux, à l’extérieur, du tabagisme actif ou passif et des expositions professionnelles. Ainsi que des différences de sensibilités entre personnes exposées. L’âge des sujets et leur état de santé peuvent modifier le métabolisme et la toxicité des polluants et expliquer la variabilité des réponses individuelles.

2- Conséquences des différents polluants :

 

La pollution est aussi dangereuse pour l’enfant à naître mais aussi pour les futures mamans. Des études ont montré que l’exposition des femmes enceintes au monoxyde de carbone et à l'ozone augmentaient le risque de troubles pulmonaires ou cardiaques chez l’enfant à naître, au même titre que le tabagisme maternel ou des régimes alimentaires déséquilibrés.

 

 Polluants

Effets sur la santé

 

Dioxyde d'azote (NO)

Gaz irritant. Il altère l'activité respiratoire et augmente les crises chez les asthmatiques. Chez les jeunes, il favorise des infections microbiennes des bronches.

 

 

Ozone (O)

Gaz agressif, fortement irritant pour les muqueuses oculaires et respiratoires. Peut entraîner des irritations du nez, des yeux et de la gorge, des altérations de la fonction pulmonaire, des essoufflements et des toux. Il exacerbe les crises d'asthme.

 

 

Dioxyde de souffre (So)

Gaz irritant. Entraîne des crises d'asthme, augmente les symptômes respiratoires aigus chez l'adulte et l'enfant : gênes respiratoires, excès de toux ou crises d'asthme.

 

 

 

Particules en suspension

Chez l'enfant, elles augmentent le risque d'infections respiratoires aiguës et renforcent des sensibilités allergiques ou des pathologies préexistantes.

Les plus grosses vont dans les voies aériennes supérieures.

Les plus dangereuses sont les plus fines.

 

 

Gazole

Favorise la mortalité cardio-vasculaire et respiratoire

Entraîne des manifestations toxiques aiguës ou chroniques au niveau pulmonaire

Crée des incidences d'épisodes asthmatiques.

 

 

 

Monoxyde de carbone (CO)

A fortes doses, il est toxique pour l'appareil cardio-respiratoire, il est souvent mortel.

A faibles doses, il diminue la capacité d'oxygénation du cerveau, du cœur et des muscles.

Sa nocivité est particulièrement importante chez les insuffisants coronaires et les fœtus.

Benzène (6 C6 H6)

Son composé est cancérigène pour l'homme.

Oxyde d'azote (Nox)

Provoque des troubles respiratoires.

 

Plomb (Pb)

Provoque des troubles du système nerveux, et il affecte le foie et les reins.

Ces différents polluants entraînent des pathologies précédemment évoquées, nous allons en développer deux :

 

a L’asthme,

a La bronchiolite.

 

a. L’asthme

 

En France, l’asthme concerne 3 à 3,5 millions de personnes et a doublé en 15 ans pour atteindre 5 à 7% chez l’adulte et 10 à 15% chez les jeunes.

 

L’asthmatique, en crise, a des difficultés à inspirer et surtout à expirer l’air contenu dans ses poumons, un sifflement accompagne cette gêne ce qui témoigne du rétrécissement de ses bronches. L’air est emprisonné dans la poitrine, le thorax est bloqué. Cette sensation s’accompagne d’une toux irritante et quelque fois d’un sentiment d’anxiété.

 

Cependant, les crises d’asthme peuvent être sévères et dangereuses, lorsque le passage de l’air est très réduit. Elles peuvent même conduire à la mort. Toute personne qui souffre d’asthme doit être suivie par un médecin et traitée. L’asthmatique a des difficultés à respirer lorsqu’il est face à des agents allergènes tels que pollens, acariens, poussières, … 110 000 bronchites et 190 000 à 600 000 crises d’asthme, dont 5000 et 6000 hospitalisations pour des affections respiratoires qui seraient ainsi liées à la pollution des voitures dans les six grandes villes françaises.

 

b. La bronchiolite

 

Les enfants respirent à une fréquence plus élevée que les adultes, ils inhalent donc encore plus de polluants.

 

Les promenades en poussette ou à pieds les mettent à hauteur des pots d’échappement, ce qui les exposent encore plus.

 

La bronchiolite est une maladie des bronchioles due à un virus répandu et très contagieux. Et elle est favorisée par la pollution atmosphérique.

Elle se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé, les mains, ….

Elle débute par un simple rhume et une toux qui se transforme en gêne respiratoire souvent accompagnée d’une difficulté à s’alimenter.

A long terme, la survenue de l’asthme chez les enfants ayant eu une bronchiolite, serait possible. Elle est amplifiée dans les familles présentant un terrain allergique. Aussi la pollution peut évidemment aggraver et faire persister les symptômes.

 

C- PREVENTION

 

La première mesure indispensable à l’élaboration d’une protection efficace selon le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France (CSHPF) est le simple lavage des mains à l’eau et au savon.

 

Pour éviter ces complications et limiter les effets de la pollution, nous, citoyens, pouvons agir à notre échelle.

 

Reprenons la situation que nous avions au départ : le fait d’habiter en ville ne doit pas priver un bébé de sa promenade quotidienne.

 

Cependant, il faut éviter les sorties pendant un pic de pollution, surtout aux heures de pointe où l’air se charge en ozone.

 

D’autres recommandations sont à exploiter : préférer les ballades du matin ou de la soirée, éviter les grands axes routiers et rechercher les espaces verts, faire attention au brouillard car ses fines gouttelettes contiennent des polluants qui seront facilement inhalés. De plus, même s’il fait chaud, il vaut mieux privilégier le kangourou à la poussette, car il permet de maintenir le bébé en hauteur, à distance des pots d’échappement, et donc d’éviter la situation choquante qui nous interpellait au départ soit l’image des enfants à hauteur de ces polluants nocifs.

 

Nous pouvons nous poser certaines questions quant à la prévention, par exemple : 

 

« Est-ce que le fait de renoncer à ma voiture sert vraiment à quelque chose ? »

 

 « N’est-ce pas une goutte d’eau dans la mer ? »

 

 Il est évident que quelques initiatives individuelles ne suffiront pas à résoudre le problème. C’est pourquoi seule une prise de conscience collective fera avancer les choses. Dans les grandes villes, ce sont les gaz d’échappement émis par les véhicules à moteur thermique (automobiles, poids lourds, motos, …) qui dans certaines conditions météorologiques (soleil) produisent de l’ozone en excès. Donc éviter de prendre ce genre de véhicule permet de réduire les polluants émis.

 

De même, couper le moteur lors des arrêts prolongés, en vérifier les réglages, et entretenir son véhicule participeront à cet effort collectif.

 

On note que les trajets des véhicules en ville sont courts : la moitié sont inférieurs à 3 km. Renoncer à utiliser son véhicule, c’est faire preuve de civisme et de responsabilité envers ses concitoyens tout en économisant souvent son argent, sa santé et même son temps !

  

par Emmanuelle Secret publié dans : Exposé sur la pollution atmosphérique automobile

Partie 2 sur 5.

II] Que respirons-nous ?

 

A- Les différents polluants liés aux transports

 

 

Dans les années 60-70, les industries et les chauffages étaient les principaux polluants de l’air.

 

De nos jours, ceux-ci sont détrônés par les transports et les automobilistes qui sont responsables de la grande partie des ces émissions.

 

Les polluants émis directement ou indirectement par les véhicules peuvent être séparés en deux catégories ; les polluants primaires et secondaires.

 

1- Les polluants primaires

 

Ils sont émis  directement par les véhicules, parmi ceux-ci, nous allons-vous évoquer les plus fréquents :

 

·        Le dioxyde de carbone CO2 est un polluant de matière organique (pétrole, bois, végétaux).

 

·        Le monoxyde de carbone CO, également issu de la combustion de matière organique. Le CO est particulièrement élevé lorsque le moteur est froid.

 

·        Le dioxyde d’azote NO2 provient de l’oxydation de l’air lors de la combustion du carburant.

 

·        Les hydrocarbures imbrûlés HC sont des fractions du carburant admis dans le moteur sans avoir été brûlés.

 

·        Les particules sont émises lors de combustions de mauvaises qualités (hydrocarbures partiellement brûlés).

     Elles sont à l’origine de la fumée noire que l’on aperçoit à la sortie de pots d’échappement des camions gazole.

 

·        Dioxyde de souffre SO2 est issu de la combustion de carburant soufrés (gazole) émis en même temps que les particules.

 

Après avoir énuméré les différents polluants primaires, nous allons évoquer les polluants secondaires.

 

2- Les polluants secondaires

 

Ils ne sont pas produits directement par les voitures mais résultent d’un phénomène de réaction photochimique.

 

L’ozone est le plus connu d’entre eux.

 

·        L’oxyde d’azote (entre autre) va augmenter la concentration d’ozone (couche inférieure de l’atmosphère). L’association des deux est néfaste pour l’homme.

 

Après avoir énoncé les différents polluants émis par les transports et automobilistes, nous allons vous projeter les différents résultats d’expériences faites sur des voitures plus ou moins récentes et ayant des carburants différents.

 

Puis des tableaux statistiques récapitulatifs des polluants et de leurs pourcentages d’émission dans l’atmosphère vont venir s’y ajouter. Ceux-ci concernent les voitures essence et gazole.  

 

 

3- Composition des gaz d'échappement des véhicules routiers

 

La composition des gaz d'échappement des véhicules routiers est différente selon le type de carburant utilisé.

 

Ainsi, on observe que les deux carburants émettent autant de CO 2 que de O2.

 

En revanche, un moteur à essence rejette beaucoup plus de CO (monoxyde de carbone) ce qui va provoquer une intoxication chez l'homme.

 

Les autres particules sont en quantité infinitésimales, mais l'ensemble de ces composants multiplié par le nombre de véhicules circulants donne une dangerosité de ces émanations  sur l'homme et l'environnement.

 

A noter, que les gazoles émettent 30 à 100 fois plus de particules que les véhicules à essence, ce qui constitue 90% des particules émises.

 

Nous avons réalisé un test, à l’aide d’un filtre à café positionné à la sortie du pot d’échappement lors du démarrage ; nous avons pu observé quel carburant produisait le plus de particules. Ce carburant est le super.

 

4- Evolution des polluants en zone urbaine d'après les données de l' IFEN, l'ADEME et la BDQA

 

IFEN: Institut Français de l'Environnement

 

ADEME: Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie.

 

La BDQA: Base de Données sur la Qualité de l'Air.

 

Suite à l'augmentation du trafic routier, les constructeurs automobiles ont dû améliorer les performances des moteurs tout en considérant que l'émission des polluants devait disparaître. La régression de ces polluants est flagrante sur ce schéma.

 

5- Evolution du parc automobile en France

 

Le parc automobile a beaucoup évolué dans cette dernière vingtaine d’année. Nous pouvons observer que les véhicules légers sont principalement à l’essence tandis que pour les véhicules dits utilitaires (poids lourds, fourgon, …) sont à gazole. Mais ces 5 dernières années, non présentes sur ce graphique, a été noté par une augmentation des achats de véhicules légers à gazole dû à l’augmentation très importante du prix de l’essence.

 

6- Sondage réalisé auprès de 100 personnes