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GRILLE AGGIR

Autonomie Gérontologique

« Groupe Iso-Ressources »

 

 

Aggir est un modèle qui permet d’évaluer l’expression de l’autonomie grâce à l’observation des activités effectuées seuls par la personne âgée et de définir en fonction de la perte d’autonomie un groupe iso-ressource.

 

L’observation porte bien sur les activités effectuées seules par la personne âgée, excluant tout ce que font les aidants et les soignants.

 

Les variables

 

Elles sont au nombres de 2 :

Ä Variables discriminantes (10) se sont les seules prises en compte en structure,

Ä Variables illustratrices de la dépendance domestique et sociale (7) pour le domicile.

 

Chaque variable possède 3 modalités :

A ð Fait seul, totalement, habituellement et correctement,

B ð Fait partiellement, ou non habituellement ou non correctement,

C ð Ne fait pas.

 

Définition des groupes Iso-Ressource

 

GIR 6 : Personne n’ayant pas perdu leur autonomie pour les actes de la vie courante.

GIR 5 : Personne qui assure seules leurs transferts et déplacements à l’intérieur du logement et qui s’alimente et s’habille seule.

GIR 4 : Personne qui n’assument pas seules leurs transferts mais se déplace seule à l’intérieur du logement et s’alimente seule ou les personne qui n’ont pas de problème locomoteur mais qu’il faut aider.

GIR 3 : Personnes ayant conservées leur autonomie mentale et partiellement leur autonomie locomotrice.

GIR 2 : Personne grabataire lucide (leurs fonctions mentales ne sont pas totalement altérées) et dément déambulant ou désorientés mentaux graves (il conserve totalement ou significativement leur faculté locomotrice).

GIR 1 : Personne ayant perdue leur autonomie mentale, corporelle, locomotrice et sociale (personne en fin de vie).

 

Variables descriminantes :

 

F Cohérence,

F Orientation,

F Toilette,

F Habillage,

F Alimentation,

F Élimination,

F Transfert,

F Déplacement à l’intérieur,

F Déplacement à l’extérieur,

F Communication à distance.

 

Un enjeu de taille

 

Les grilles 5 et 6 ne donnent pas le droit à l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie).

La grille donne des points et ce de nombre de points dépend la dotation des établissements.

      Plus le GIR moyen pondéré est élevé, plus les établissements perçoivent de l’argent et bénéficient donc de personnel.

 

Exemple de "fiche" AGGIR

 

Cette grille AGGIR provient de ce site.

    Lien web:

Aressad AGGIR 


Ce cours est le fruit de ma prise de note.

Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.

Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.

© Poupyk ©

par Poupyk publié dans : Gériatrie

Douleurs et

 polymédications

 

La douleurs chez la PA

Souvent sous estimée, elle a des conséquences néfastes sur l’état du patient.

Rôle complexe des IDE de connaître et évaluer la douleur chez les patients non communiquant.

 

Cadre légal

Article 2 de la charte du patient hospitalisé : « […] Au cours, de ces traitements et de ces soins, la prise en compte de la dimension douloureuse, physique et psychologique des patients et le soulagement de la souffrance doit être un préoccupation constante de tous les intervenants […] » Plan Kouchner 1998.

 

Définitions de douleurs

« Souffrance intense ou sensation de malaise ressentie et exprimée par la personne. » (de CM Taylor et SM Sparks).

« Etat dans lequel un individu éprouve et fait état d’une gène importante ou d’une sensation désagréable. » (LJ Carpéhito).

 

Qu’est ce que la douleurs ?

 

C’est un symptôme complexe, subjectif et difficile à définir.

La douleur est l’expression d’une sensation propre à chaque individu, variable et aléatoire.

 

Reconnaître et évaluer la douleur

Comment reconnaître l’existence de la douleur et évaluer son intensité ?

 

@ Échelle visuelle analogique,

 

 

 

Cette image provient de ce site.

 

@ Grille comportementale de la personne âgée non communicante, appelée DOLOPLUS

Cette image provient de ce site.

A voir : http://www.doloplus.com/pdf/echelle.pdf

Données épidémiologiques

Les causes sont multiples en voici les principales :

@ Arthrose,

@ Complications fracturaires de l’ostéoporose (tassement vertébraux),

@ Insuffisance coronaire,

@ Artériopathie oblitérante des membres inférieurs,

@ Rétractions tendineuses.

 

Les conséquences de la douleur

Elles peuvent induire la survenue de troubles divers :

@.Anorexie,

@.Troubles du sommeil,

@.Syndrome de glissement,

@☼.Grabatisation (escarre, accident thromboembolique, rétraction tendineuse).

 

Facteur d’augmentation de la douleur

@ Solitude, inoccupation,

@ Stress, anxiété,

@ Environnement inadapté

@ Dépression.

 

Modifications de l’expression de la douleur

@ Modifications physiologiques, neurologiques, hormonales et sensorielles,

@ Changements psychoaffectifs,

@ Pathologies cognitives (démences),

@ L’éducation.

 

La consommation médicamenteuse chez la personne âgée

Prés de 50 % de la consommation pharmaceutique concerne les sujet de plus de 60 ans.

 

Métabolisme du médicament chez la personne âgée

Le vieillissement entraîne des modifications :

@ du métabolisme hépatique,

@ de l’élimination rénale,

@ de la sensibilité.

 

La consommation

40 % des personnes âgées des plus de 65 ans prennent quotidiennement plus de 4 médicaments.

L’incidence des effets indésirables des médicaments est corrélée à l’âge et au nombre de médicaments.

 

L’automédication

Prise de médicaments sans prescription ou prise fantaisiste, prolongée ou inadaptée du médicaments déjà prescrits.

L’automédication concerne aussi :

@ les médicaments délivrés sans ordonnance,

@ les médicaments datant d’une prescription antérieure et / ou réutilisés par soucis d’économie.

 

  Cette image provient de ce site.

La iatrogénie médicamenteuse

Les effets cumulatifs et secondaires pouvant aggraver l’état du malade (pathologie iatrogène).

Particulièrement fréquentes chez la personne âgée (polypathologies). 

Responsable d’hospitalisation.

 

Facteurs de risque liés aux patients

@ La polypathologie,

@ La polymédication,

@ L’observance du traitement : troubles de la mémoire, altération de l’ouïe, de la sensibilité tactile et de la préhension fine.

 

Facteurs de risque liés aux médicaments

@ Médicaments dont le seuil thérapeutique est proche du seuil toxique (digitalique, anti-vitamine K, antiépileptique, théophylline, …),

@ Médicaments inducteurs ou inhibiteurs des enzymes hépatiques,

@ Médicaments à élimination rénale.

 

Rôles infirmiers et les médicaments

@ Visualiser les difficultés et appréhender les problèmes qui se posent à la personne,

@ Surveillance des effets du médicament,

@ Analyse des risques,

@ Préservation de l’initiative et de l’autonomie.

 

Informations sur l’état du sujet pour une bonne prise en charge

@ Statut social (revenus, mutuelle)

@ Coordination des praticiens,

@ Alimentation,

@ Hydratation,

@ Sommeil,

@ Trouble ou / et altération de la mémoire,

@ Altération de l’ouïe, de la sensibilité tactile et de la préhension fine.

 

Facteurs psycho-comportementaux

@ Espoir d’un mieux-être, d’un soulagement,

@ Valorisation par la maladie,

@ Attitude de protection contre l’angoisse du vieillissement.

 

Surveillance de l’IDE

Décret du 29 juillet 2004 concernant la profession d’IDE,

Article R 4311-2

4° : « De contribuer à la mise en œuvre des traitements en participant à la surveillance clinique et à l’application des prescriptions médicales contenues, […] »

Article R 4311-5

4° : « Aide à la prise des médicaments présentés sous forme non injectable »

5° : « Vérification de la prise »

6° : « Surveillance de leurs effets et éducation du patient »

 

Rôles infirmiers

@ Collaborer le plus possible avec le médecin,

@ Transmettre toutes observations ou informations relative au traitement,

@ Transmettre rapidement tout signe annonciateur d’une décompensation aiguë (fièvre, arythmie, …)

 

Prise en charge spécifique

@ Altération de la vision ð attention aux gouttes.

@ Altération de l’ouie ð l’IDE s’assure de la compression en faisant reformuler la personne.

@ Altération de la sensibilité tactile et de la préhension fine ð attention à la difficulté du déconditionnement et de la manipulation.

@ Troubles de la déglutition ð attention au risque de fausses routes.

 

Observance du traitement

La distribution des médicaments et la surveillance de la prise demande toujours beaucoup de temps.

Selon la circulaire du 4 juin 2000 :

@ L’aide à la prise des médicaments est un acte de la vie courante.

@ Le libellé de la prescription doit donc être détaillé.

 

Le médicament n’est qu’un  moyen thérapeutique

Il en existe d’autres :

@ Le passage de l’IDE ou de l’entourage est aussi important que le médicament.

@ Les insomnies traitées par d’autres moyens que le somnifère (massages relaxants, tisanes, lecture, rituels, …).

@ L’hygiène de vie complète la prise en charge (mobilisation, alimentation, hydratation, …).

 

Quelques règles à suivre

@ Respecter le mode d’emploi recommandé pour un médicament.

@ S’assurer qu’un comprimé peut être croqué ou écrasé.

@ Ne pas segmenter un comprimé si la forme n’est pas dite « sécable ».

@ Ne pas ouvrir les gélules, sauf si la mention « peut être ouverte » est signalée.

@ Ne pas écraser les formes dites à « libération prolongée ».

 

Conclusion

Les effets indésirables imputables à prise médicamenteuse excessive ou inadaptée constituent un problème de Santé Publique.


Ce cours est le fruit de ma prise de note.

Mes cours ne se substituent en aucun cas à votre prise de note à vos cours.

Je décline toute responsabilité directe ou indirecte dans l'usage pouvant être fait de cet article.

© Poupyk © 

par Poupyk publié dans : Gériatrie
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